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Agriculture biologique
OGM : une cohabitation risquée pour le bio
Le Haut Conseil des biotechnologies a rendu public son rapport sur la coexistence entre les cultures OGM et non OGM. Résultat : pour respecter le seuil de 0,1% de contamination dans les cultures non OGM, des mesures contraignantes s’imposent. « Il ne pourra pas y avoir de cohabitation à des distances inférieures à 1km », peut-on lire dans ce rapport. Pour la fédération nationale de l’agriculture bio et la confédération paysanne, c’est la preuve qu’une coexistence est irréalisable. « Une semence recontaminée chaque année à un taux de 0,1% dépassera très vite le seuil de 0,9% déclenchant l’obligation d’étiquetage OGM et les agriculteurs devront abandonner leurs variétés locales sans OGM », dénoncent-ils dans un communiqué commun.
Source : Libération, 18 janvier 2012 L’explosion du Bio pousse cette industrie au-delà du durable
Un reporter du International Herald Tribune s’est rendu dans une des plus grandes fermes bio du Mexique, dans la péninsule de Baja. Pas moins de 7,5 tonnes de tomates et basilic y sont récoltés chaque jour et envoyés aux Etats-Unis pour satisfaire la demande croissante en produits bio. Cette production, dans une zone aride, épuise les sols et les nappes phréatiques de la région. Résultat : les petits agriculteurs locaux ne parviennent plus à cultiver. Globalement, les fermes bio sont moins nocives pour l’environnement que les fermes conventionnelles, reconnaît le journaliste. Mais l’essor de ce marché ne risque-t-il pas de pousser cette agriculture loin des standards de ses débuts : une agriculture durable, qui favorise les petits paysans et protège l’environnement ?
Source: Elisabeth Rosenthal, International Herald Tribune, 2 janvier 2012 Le "bio" permet bien d'éviter les pesticides dans son assiette
« Les fruits et légumes issus de l'agriculture biologique sont bien exempts de résidus de pesticides alors qu'aucun de ceux produits de façon conventionnelle n'y échappe ». Tel est le constat de l’association Génération Futures qui a comparé la teneur en pesticides de repas constitués d’aliments bio et non bio. Parmi les 14 aliments conventionnels étudiés, tous contiennent des pesticides. Au total, pas moins de 37 résidus y ont été découverts dont plus de la moitié suspectés d’être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens.
Source: Libération, 20 décembre 2011 Plus personne ne souhaite devenir paysan…
Dans une interview accordée au journal Néerlandais De Volkskrant, Ben White, professeur en sociologie rurale à l'Institut international pour les Etudes Sociales (Université Erasmus de Rotterdam), expose ses travaux sur les paysans. « Partout dans le monde, j'ai pose la question: connaissez-vous des jeunes qui veulent devenir paysan? », explique le chercheur. Mais les réponses positives sont rares. « Dans tous les pays, et surtout dans les pays pauvres, je constate une aversion contre le métier de paysan. Même les augmentations des prix des produits agricole ne changent rien. En outre, les difficultés d'accès à la terre pour les jeunes freinent beaucoup les reprises d’exploitions agricoles de petite échelle ». Un constat qui annonce une disparition accélérée de la paysannerie dans le monde…
Source : De Volkskrant, 28 octobre 2011 Les agriculteurs taxés s’ils ressèment leur récolte
La proposition de loi votée au parlement le 28 novembre dernier va imposer à tous les agriculteurs qui commercialisent leurs produits à reverser une indemnité aux semenciers en échange de l’autorisation de ressemer certaines graines issues de leur récolte. Jusqu’à présent, les agriculteurs n’étaient théoriquement pas autorisés à utiliser leur propre semence : une convention européenne les en interdisaient « au prétexte que l’achat de nouvelles semences auprès des entreprises semencières est essentiel pour soutenir les efforts de recherche », explique Alice Bomboy dans un article de Terra Eco. Mais cette convention n’a jamais été réellement appliquée en France. Désormais, pour 21 espèces végétales (des espèces fourragères et des céréales pour l’essentiel), les agriculteurs sont autorisés à ressemer leurs propres graines, mais ils devront payer une taxe à l’industrie semencière. « Une poignée d’entreprises gagne progressivement toujours plus de poids sur la gestion de l’avenir agricole et de la sécurité alimentaire mondiales. A titre d’exemple, les géants Monsanto, Syngenta et Dupont détiennent à elles trois pas moins de la moitié du marché semencier », conclut la journaliste. Une situation particulièrement préoccupante pour l’agriculture biologique qui utilise majoritairement ces semences de ferme.
Source : Alice Bomboy, Terra Eco, 30 novembre 2011 Les sols français passent au tamis de la science
D’après la première carte de l’état des sols français, l’épiderme de notre pays est menacé par l’érosion. Ainsi, 17 % du territoire national en seraient victimes, et le phénomène s'accentue. En cause : l’urbanisation, le changement climatique et une mauvaise gestion agricole. Toutefois, le rapport note également la richesse de nos sols en micro-organismes, preuve d’un potentiel considérable pour une gestion écologique de la production agricole…
Source : Paul Molge, Les Echo, 21 novembre 2011 La Drôme, premier département bio de France
A l’occasion du Salon européen Tech and Bio, le Figaro mène une enquête sur le bio dans la Drôme. Avec 13,1% de sa surface agricole en bio (soit 4 fois plus que la moyenne nationale) et 25% de repas bio dans les cantines des collèges, la Drôme caracole en tête des départements « les plus bio » depuis plusieurs années. Le journaliste avance trois explications. D’abord historique, avec un retour à la terre d’urbains dans les années 70, qui souhaitaient produire autrement. C’est ainsi qu’a également débuté l’histoire de L’Herbier du Diois. Géographique ensuite, avec un relief accidenté qui ne favorise pas les grandes cultures. Et politique enfin, avec un soutien appuyé des collectivités territoriales.
Source : Éric de La Chesnais, Le Figaro, 7 septembre 2011 Graines germées : la première crise de l’agriculture bio
Le site d’information Internet The Slate dresse une analyse de la crise sanitaire des graines germées, qui proviendraient d’une ferme bio de Basse-Saxe (Allemagne). Si les conditions de cette contamination ne sont toujours pas claires, deux hypothèses se dessinent : soit la ferme a utilisé des semences déjà infectée, soit l’infection s’est faite sur place, lors d’un contact entre les végétaux et les fèces bovines utilisés comme engrais. A l’Herbier du Diois, nous nous sommes équipés d’une ligne de débactérisation qui permet de supprimer ces germes pathogènes. Nous sommes parmi la première entreprise bio en France à s’être doté de ce procédé industriel innovant. Si les analyses microbiologiques effectuées à l’entrée des matières se révèlent mauvaises, nous mettons en place une stratégie de débactérisation adaptée au cahier des charges de nos clients.
Source : Jean-Yves Nau, The Slate, 10 juin 2011 Les consommateurs se mettent à l'heure "locale"
Les « locavores », entendez les adeptes de la consommation de produits locaux, seraient de plus en plus nombreux, à en croire un article du monde. Ainsi, chaque mois, environs 3 nouveaux AMAP, ces regroupements de consommateurs qui s'engagent à acheter la production d'un agriculteur de la région, sont crées. Il en existe désormais 1 400 dans toute la France. Et selon différents sondages, 73% des français achètent au moins occasionnellement des denrées alimentaires auprès de producteurs et 51% des français considèrent qu’un produit de consommation responsable doit être fabriqué localement. A l’Herbier du Diois, nous soutenons fortement l’agriculture bio locale et avons par exemple participé à l’élaboration du label « Bio-solidaire », qui permet de distinguer des produits issus de l’agriculture biologique garantissant également un commerce équitable avec des petits producteurs des pays du Nord. Ses objectifs : des partenariats durables entre les producteurs et les entreprises, et des engagements dans la durée. Source : Laure Belot, Le Monde, 24 mai 2011 L’agriculture biologique poursuit sa croissance
Un article publié dans le journal La Croix évoque le développement actuel sans précédent du bio : 350 nouvelles exploitations bio par mois durant l’année 2010, soit un bond de 55% depuis 2008. Une progression spectaculaire qui ne doit pas masquer une autre réalité : seulement 3,09% de la totalité des terres agricoles françaises sont aujourd’hui cultivées selon ce mode de production respectueux de l’environnement.
Source : Séverin Husson, La Croix, 23 mai 2010 La beauté bio s’étiquette équitable
A l’occasion de la quinzaine du commerce équitable, Le Monde magazine consacre un dossier sur les cosmétiques bio et éthiques. Un marché en plein essor : 17 marques proposent aujourd’hui environ 140 produits cosmétiques labélisés Ecocert Equitable. Un label que certains jugent trop peu exigent. D’où une multiplication de nouveaux labels, logos et mentions sur ces produits, comme les labels bio équitables et bio solidaires, que nous promouvons également à l’Herbier du Diois.
Source : Béatrice Boisserie, Le Monde 2, 21 mai 2011 Le purin d'ortie peut être commercialisé, mais selon une recette spécifique
L'arrêté autorisant la commercialisation du purin d'ortie, interdite en France depuis plusieurs années, est paru, jeudi 5 mai, au Journal officiel. La décision s'inscrit dans le cadre d'une douzaine de mesures destinées à promouvoir une alternative aux pesticides chimiques, comme le prévoit le plan Ecophyto 2018, élaboré lors du Grenelle de l'environnement. Désormais, les agriculteurs n’ont donc plus de risque d’être poursuivis s’ils utilisent le purin d’ortie. Mais pas n’importe lequel : celui dont la recette est inscrite dans l’annexe de l’arrêté. Cette recette prévoit une période de macération des feuilles d’ortie dans de l’eau de pluie durant trois à quatre jours à 18 degrés. Or, selon certains écologistes, « la macération pour obtenir une fermentation efficace prend plus de temps et nécessite des précautions particulières selon la température extérieure ». Nombre d’écologistes et d’agriculteurs demandent une modification du texte afin que toutes les préparations naturelles peu préoccupantes (les PNPP, à base d’ortie mais aussi de prêle, consoude, argile ou petit lait notamment) soient acceptées, comme dans d’autres pays d’Europe.
Source: Le Monde, 5 mai 2011; Libération 6 mai 2011 Manger bio, pas cher et pour tous, une utopie ?
A lire sur le site de Rue89 le face à face entre le patron de la FNSEA, Xavier Beulin, et l'agronome Marc Dufumier sur la question de l’agriculture biologique. Les deux spécialistes s’accordent sur un point : le bio restera plus cher que le conventionnel. Mais alors que pour Xavier Beulin, ce point représente une limite au développement de l’agriculture biologique, pour Marc Dufumier, des solutions existent pour la rendre accessible aux plus modestes. Parmi elles : « transférer les subventions en faveur du bio vers la restauration collective. L'idée étant que les cantines achèteraient en masse, et à un prix juste pour les paysans, des produits bio de qualité et de proximité. »
Source: Emmanuelle Vibert, Rue89, 22 avril 2011 Produire proprement et pour tout le monde, c’est possible.
L’article, signé Périco Légasse, dans le Marianne du 8 avril 2011, dresse le portrait d’un gros producteur de légumes biologiques français. « Le bio peut être produit pour les masses et j’en apporte la preuve quotidiennement, affirme ce paysan. J’ai cassé tous les clichés en démontrant que l’on pouvait produire du bio à grande échelle et travailler avec la grande distribution sans se faire étrangler ». A l’Herbier du Diois aussi nous pensons qu’une agriculture saine et durable est possible pour tous, et nous nous efforçons de travailler en ce sens…
Source: Périco Légasse, Marianne, 8 avril 2011 L'arrivée des produits équitables Nord-Nord
Un article de Leslie Rezzoug, dans Le Monde daté du 10 mars 2011, évoque l'arrivée des produits équitables issus de petits exploitants français dans les magasins bio. L'article concerne les produits estampillés "Ensemble pour plus de sens". Un autre label permet de distinguer ces produits visant à aider les paysans français à vivre dignement de leur travail: le label Bio Solidaire. L'Herbier du Diois a participé à la naissance de ce nouveau label, avec notamment la mise sur le marché d'un des premiers produits estampillés Bio Solidaire: des tisanes de tilleul issu des producteurs de la Drôme.
Source: Leslie Rezzoug, Le Monde, 10 mars 2011 Attention à la roténone!
Une étude menée sur près de 500 personnes utilisatrices de produits phytosanitaires (agriculteurs, jardiniers...) montre que les personnes exposées au cours de leur vie à la roténone ou au paraquat, deux pesticides, ont plus de risques que les autres de développer un jour la maladie de Parkinson. Longtemps utilisée en agriculture bio, la roténone a été retirée du marché en octobre 2008 en Europe, et les agriculteurs ont obtenu une dérogation jusqu'en avril 2011 pour l'utiliser sur la vigne et sur certains arbres fruitiers. "A l'époque où nous l'avons introduite dans nos cahiers des charges personne ne savait qu'elle pouvait être toxique pour l'homme lors de son application", explique au Figaro Monique Jonis, de l'Institut technique de l'agriculture biologique. Désormais, sa toxicité pour l'homme est révélé. Reste à lui trouver un remplaçant...
Source: Marc Mennesier, Le Figaro, 1er mars 2011 Les dérives du bio-business
Des poulets élevés en batterie, des tomates en toute saison, des vergers où l’on exploite des ouvrières immigrées… Oui, mais « bio » ! Philippe Bacqué, journaliste pour le Monde diplomatique, a enquêté sur le marché florissant du bio-business, bien loin des objectifs de la bio telle que nous la concevons à l’Herbier du Diois : une agriculture respectueuse de la terre, des hommes et des animaux, une agriculture capable de nourrir de façon durable toute l’humanité. Toutefois, ce nouveau marché ne doit pas cacher une autre vérité : celle de l’explosion d’initiatives positives, réellement en accord avec l’esprit de l’agriculture biologique.
Source: Philippe Baqué, Le monde diplomatique, février 2011 Plus d'agriculteurs bio en 2010 mais la consommation stagne
Selon les estimations de l’Agence Bio, rendues publiques jeudi 3 février, le nombre d’agriculteurs bio a augmenté de 25% par rapport à 2009. La superficie cultivée en bio atteint désormais 2,9% au niveau national (nous sommes encore loin de l’objectif des 6% pour 2012 annoncé pendant le Grenelle de l’environnement…). Les ventes de produits bio (environ 3,3 milliards d'euros en 2010) ont augmenté de 10%, tirées notamment par les boissons (+26%) l'épicerie (soupes, compotes, pain de mie..., +18%) et les produits frais (+16%). En revanche, côté consommateurs, 43% des Français ont consommé des produits bio au moins une fois par mois en 2010, contre 46% en 2009.
Source: Agence Bio, 3 février 2011 Baisse des subventions pour l'agriculture bio
Le projet de loi de finances 2011, adopté le 15 décembre 2010, réduit de moitié le crédit d'impôts sur les revenus accordés aux exploitants convertis à l'agriculture bio. Cette mesure de soutien, créée en 2006, ne pourra plus désormais excéder 2 000 euros, contre 4 000 aujourd'hui… Si cette réduction pourrait être compensées dans certains cas par des aides européennes, ce désengagement de l’état signe un incroyable retour en arrière, après le grand ramdam du grenelle de l'environnement.
Sources: Laetitia van Eeckhout, Le Monde, 30 décembre 2010
Eliane Patriarca, Libération, 4 janvier 2011 |
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