D’après une étude entreprise par deux chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) les pesticides coûteraient en réalité plus cher à la société que ce qu’ils lui apportent. Les auteurs ont évalué quatre catégories de « coûts cachés » : environnementaux (dégâts sur les services écosystémiques), sanitaires (frais de santé, perte de productivité des travailleurs…) ; réglementaires (fonds publics mobilisés pour réglementer et contrôler les pesticides) et frais d’évitement (notamment induits par les excédents de dépense des ménages qui optent pour l’alimentation bio afin de minimiser le contact avec les pesticides). Or, ces externalités négatives peuvent dans certains cas « excéder largement les bénéfices offerts par les herbicides, fongicides et autres insecticides », conclut le journaliste Stéphane Foucart. « Ce qui apparaît comme le poste de dépense le plus important reste le traitement des maladies chroniques liées à l’exposition à ces substances », précise Thomas Guillemaud, chercheur à l’Institut Sophia Agrobiotech et coauteur de l’étude.

Source: Stéphane Foucart, Le Monde, 19 mars 2016

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