Audrey Garric, du journal Le Monde, dévoile les conclusions d’une nouvelle étude sur l’agriculture bio publiée dans Nature Communications. « Dans ce travail le plus abouti sur la question, explique la journaliste, les auteurs affirment qu’il est possible de nourrir plus de 9 milliards d’êtres humains en 2050 avec 100 % d’agriculture biologique, à deux conditions : réduire le gaspillage alimentaire et limiter la production et la consommation de produits d’origine animale. Et ce, sans hausse de la superficie de terres agricoles et avec des émissions de gaz à effet de serre réduites. ».

Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs (suisses, allemands, italiens, autrichiens et anglais) ont pris en compte à la fois la question des rendements, de l’occupation des sols, des émissions de CO2 ou encore du niveau d’impact du changement climatique sur les rendements. Leur modèle prédit qu’une conversion totale à l’agriculture biologique nécessiterait entre 16 et 33% de terres supplémentaires pour assurer l’alimentation de l’ensemble de la population. Toutefois, en réduisant le gaspillage alimentaire – aujourd’hui responsable de la perte de 30 % des aliments de la fourche à la fourchette – et en diminuant le nombre d’animaux d’élevage et donc de surface agricole dédiée à leur alimentation, il est possible de nourrir la planète sans augmenter les surfaces de terres agricoles. La diminution des protéines animales dans le régime alimentaire pouvant aisément être compensé par un apport supplémentaire en protéines végétales.

Source: Le Monde

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