La saga du Roundup

Depuis quarante ans, le glyphosate, la substance active que l’on trouve notamment dans le Roundup de Monsanto, règne en maître sur les herbicides. Conçu initialement comme un détergent, cette substance fait l’objet depuis sa mise en circulation de nombreuses études. En mars 2015, le glyphosate était classé comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans la foulée, la France annonçait qu’elle interdisait l’usage de ces herbicides pour les particuliers : les magasins ont jusqu’au 1er janvier 2017 pour retirer de leurs rayons les produits contenant du glyphosate. Cette décision n’a toutefois nullement empêché, le 12 novembre 2015, l’EFSA, l’autorité européenne de sécurité alimentaire, de déclarer son risque cancérogène « improbable » et de renouveler l’autorisation de commercialisation du glyphosate, qui expirait fin 2015. Certains journalistes et écologistes ont souligné qu’un tiers des membres du comité de réévaluation des risques liés au glyphosate étaient salariés par l’industrie agrochimique ou biothechnologique et qu’aucun épidémiologiste n’en faisait partie. Sauf nouveau rebondissement, le Roundup devrait donc encore être commercialisé au moins jusqu’en 2025…

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