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Partenariat avec la LPO : la constitution d’un inventaire

L’Herbier du Diois a signé une première convention de partenariat avec la LPO Auvergne-Rhône-Alpes en 2019, devenant ainsi « Refuge LPO ». Un moyen pour nous de concrétiser nos actions en faveur de la biodiversité.

Dans le cadre de ce partenariat, un inventaire de la faune existante a été réalisé en 2019 par des experts. Plusieurs matinées ont été nécessaires pour inventorier d’un côté les oiseaux, les reptiles, les insectes, les mammifères, et les chauves-souris observées séparément.

Les oiseaux ont été inventoriés lors de trois passages entre avril et juillet 2019 (par points d’écoute et observations directes). Le printemps est la période idéale pour l’étude des oiseaux. En effet, en pleine période de reproduction, les individus sont plus facilement contactés car ils marquent leur territoire par des chants et parce qu’ils sont plus actifs lorsqu’ils élèvent leurs jeunes. Cet inventaire a été complété par des observations aléatoires lors des différents passages pour l’étude des autres groupes.

  • Bilan > 27 espèces observées en 2019 dont 9 espèces nicheuses.

Les reptiles et amphibiens ont été recherchés lors de chaque visite au printemps et en été. Les habitats favorables comme les pieds de haies, les bordures bétonnées bien ensoleillées, favorables à la thermorégulation des reptiles, ont fait l’objet d’une attention particulière. L’observation de ce groupe est relativement aléatoire.

  • Bilan > 5 espèces en 2019.

L’entomofaune (les insectes) a été étudiée en deux passages (entre mai et août), période de vol des adultes. Les papillons de jour et les odonates (nom scientifique donné aux libellules et demoiselles) ont été recherchés sur l’ensemble du site. Ils ont été identifiés à vue ou capturés à l’aide d’un filet à papillons pour identification et relâchés sur place.

  • Bilan > 32 espèces contactées sur le site en 2019, une très belle diversité !

Les mammifères (hors chauves-souris) ont été recherchés lors de chaque visite via des observations directes et par leurs indices de présence (traces, fèces…).

  • Bilan > Aucune espèce inventoriée en 2019. Des pièges photos seront posés en 2022.

Les chauves-souris ont été étudiées à l’été 2019, à l’aide d’enregistreurs automatiques d’ultrasons. La détection acoustique permet, grâce à des microphones spéciaux et des appareils de conversion numérique, de capter et d’enregistrer les signaux ultrasonores (inaudibles pour l’homme) émis par les chauves-souris. L’analyse de ces signaux d’écholocation (sorte de sonar) enregistrés permet dans la majorité des cas d’identifier l’espèce de chauve-souris qui les a émis. Les résultats sont qualitatifs (combien d’espèces enregistrées) et quantitatifs (combien de contacts par espèce ont été enregistrés).

  • Bilan > 13 espèces en 2019

En 2022, notre convention de partenariat a été renouvelée pour 3 ans. Dans ce cadre, la LPO repasse de temps en temps pour vérifier l’activité des oiseaux sur le site, s’ils sont nicheurs, s’ils sont juste de passage. Aujourd’hui, c’est Margaux, chargée d’étude en biodiversité, qui nous rend visite. Elle observe également l’activité des insectes : papillons, libellules. Enfin, elle regarde aussi l’évolution du site. Elle inspecte les aménagements mis en place et les répare si besoin (exemple d’un nichoir à remettre droit). La LPO peut aussi faire des propositions d’amélioration de gestion de certaines zones. Par exemple, celle de rajouter une planche grillagée dans la mare, pour palier à la pente abrupte et ainsi aider les lézards et insectes tombés dedans, à ressortir.

De manière générale, Margaux note qu’à l’Herbier « l’avantage, c’est que nous sommes dans un habitat extrêmement diversifié. Et ça, c’est très important pour disposer d’un beau cortège d’espèces. Plusieurs zones d’eau sont préservées, propices aux amphibiens, et indispensables pour permettre aux oiseaux et mammifères de s’hydrater ».Ce partenariat a beaucoup de sens pour nous. Il nous incite à multiplier les actions en faveur de la biodiversité à l’échelle de l’entreprise, mais il est aussi un moyen de nous sensibiliser, tous et toutes, aux petites actions à réaliser chez soi (pour celles et ceux disposant d’un jardin) : pose de nichoirs, gîtes à chauves-souris, hôtels à insectes, points d’eau, tas de bois pour l’accueil de hérisson et d’amphibiens, préservation de zones enherbées ou encore plantation de haies et boisement.